Avec un bruit de râpe et de nuit qui se fend

Rédigé par Christine Belcikowski 1 commentaire
Classé dans : Poésie Mots clés : aucun

L'automne vient avec un bruit de râpe
et de nuit qui se fend,
et de la fente fuse un flot de bêtes invisibles
qui affluent dans les maisons éteintes
et dont le chat peine à veiller,
seul dans le noir, les pas fantômes.

L'automne vient, et la maison nourrit
désormais des pensées de clôture,
de portes et de volets,
de serrures et de clés,
qui veulent que n'entrent pas ici,
crois-tu ?
l'essaim des mauvais rêves,
ni le vent, ni l'hiver, ni la mort
et ses bêtes fabuleuses.

Ailleurs aussi les moaï de l'été
sont tombés,
et jamais plus ils n'ont rouvert
les mêmes yeux
de corail et de mer.

1 commentaire

#1  - silberman a dit :

je relis et savoure cette évocation automnale, avec admiration

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