Armes de la maison d'Auriol : D'argent au figuier de sinople, chargé d'un loriot d'or. Interprétation moderne par Bernard Velay.
In Lundi 2 février 2015 : le collège Blaise d'Auriol blasonné ! Association des Amis de Castelnaudary et du Lauragais.
Je le vois souvent
en vrai ou en rêve,
un petit pré en pente,
viride comme jamais,
qui s’ouvrait au milieu d’un bois noir,
je l’ai vu pour la première fois
depuis la fenêtre d’un train qui roulait vers l’Allemagne...
un instant,
dont l’œil se souvient
sans rien en savoir.
Je l’ai revu chez nous,
au-dessus de la Coume,
le vent était contre moi,
il y avait une biche et son faon dans le pré,
un instant,
j’ai bougé, ils ont fui.
Je l’ai revu ce pré
ailleurs, d’autres fois,
il y en a toujours,
cachés, dans les bois,
il faut pour les voir,
le hasard,
le silence d'une vitre,
le calme des passions,
le sommeil de l'âme
l’œil qui se souvient.
C'est le corps qui connaît le pré,
les bois noirs,
la biche et son faon,
c'est le corps qui connaît ailleurs encore
le centaure à peau bleue
qui marche sous les feuilles
dans l'eau de la rivière,
et la buse aussi
qui te scrute là-haut...
Le corps seul se souvient
d'avoir été pré, biche, faon,
buse,
centaure ou latrée clandestine,
et clandestin lui en vient
le souvenir sans mémoire,
comme en rêve,
ou façon d'éveillé.