Jumeaux obscurs

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Classé dans : Poésie Mots clés : aucun

Hypnos et Thanatos,
ô Reine de la nuit,
tes fils, jumeaux obscurs,
planent sur la table du soir et la soupe qui fume.

Obsidion et Oblivion,
ô Reine de la nuit,
tes autres fils jumeaux,
s'annoncent dans les lampes du Roi crépuscule,
ces lampes qui s'allument là-bas,
où les enfants s'attardent avant d'aller dormir.

Obsidion et Oblivion,
ô Reine de la nuit,
tes jumeaux ennemis,
se disputent le pas suspendu du sommeil et des songes,
et déjà, comme une noix qu'on casse,
le miroir du jour s'est fendu.

Obsidion et Oblivion,
ô Reine de la nuit,
tes enfants cachés dans nos draps,
se chassent l'un l'autre,
et dans leur jeu partagé,
nos âmes déshabitées
se font, se défont.

Loin du café Corazza. Fabre d'Églantine et Louis Pierre Dufourny. Fin de partie

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Classé dans : Histoire Mots clés : aucun

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De gauche à droite : Georges Jacques Danton (1759-5 avril 1794), député de la Seine, ministre de la Justice du 10 août au 9 octobre 1792, membre du Comité de salut public du 6 avril au 10 juillet 1793  ; Marie Jean Hérault de Séchelles (1759-5 avril 1794), député de la Seine-et-Oise, membre du Comité de salut public du 11 juillet 1793 au 29 décembre 1793 ; Camille Desmoulins (1760-5 avril 1794), député de la Seine, journaliste.

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De gauche à droite : Jean François Delacroix (1753-5 avril 1794), député de l'Eure-et-Loir, représentant en mission en Belgique ; Pierre Nicolas Philippeaux (1754-5 avril 1794), député de l'Oise, représentant en mission en Vendée.

31 mars 1794. Au club des Jacobins

Le 28 mars, Louis Pierre Dufourny a été démis par le Comité de salut public de sa fonction de procureur-syndic du Département. Le soir du 31 mars 1794, quoi qu'il en soit, il se rend comme d'habitude au club des Jacobins.

Ce 31 mars 1794, au club des Jacobins, on annonce que Jean François de Lacroix, ou Delacroix, dit Lacroix d’Eure-et-Loir ; Georges Jacques Danton ; Marie Jean Hérault de Séchelles ; Camille Desmoulins ; et Pierre Nicolas Philippeaux ont été décrétés d'accusation et arrêtés dans la nuit du 29 au 30 mars. (1)

Informé de ce que — hormis Jean Julien, dit Julien de Toulouse ; Pierre Vincent Benoît, dit Benoît d'Angers ; et Jean Pierre de Batz ; contumaces tous trois — Fabre d'Églantine, Joseph Delaunay d'Angers, François Chabot, Claude Basire, René d'Espagnac, André Marie Gusmann, Emmanuel Frey et Junius Frey, beaux-frères de François Chabot, Jean Frédéric Diederichsen, secrétaire des frères Frey, seront présentés au Tribunal criminel révolutionnaire en même temps que Danton et les autres prévenus du 30 mars, et en même temps aussi que Louis Marie Lulier, mis en cause comme suspect de complicité avec Pierre Vincent Benoît et Jean Pierre de Batz, Louis Pierre Dufourny « mendie » alors la faculté de déposer dans cette affaire, en tant qu'assigné à la défense de son ancien compagnon du café Corazza, ainsi qu'à celle de son collègue Lulier. Le mot « mendier » est de Robespierre. La requête de Dufourny reste vaine.

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