A Mirepoix – Moulon de partie de la porte d’Aval, la Mestrise, font de Rousset, Croix del Bastié, Carriou et partie de Bellemayre

 

Les parcelles figurées sur le plan 30 du compoix de 1766 se situent à l’extérieur de l’ancien tracé de la bastide, entre la promenade de la porte d’Aval (aujourd’hui cours Maréchal de Mirepoix) à l’est, le grand chemin de Pamiers (aujourd’hui avenue Gabriel Fauré) au nord, et le chemin de Bellemayre à la Croix del Bastié (aujourd’hui avenue des Pyrénées) à l’ouest et au sud.

Le périmètre dans lequel ces parcelles s’inscrivent forme aujourd’hui encore le quartier de la Mestrise, du nom de la mestrise, ou maîtrise, i. e. école de musique et de chant religieux, que le chapitre a originairement tenue ici à destination des enfants, et que la métairie de Maître Guillaume Létu, notaire royal, toujours dénommée la Mestrise, a au XVIIIe siècle remplacée.

Ci-contre : reportée en rouge sur le plan actuel, situation des rares bâtiments qui ponctuaient en 1766 le moulon de la Mestrise.

Il faut imaginer en 1766, immédiatement au-delà de la promenade de la porte d’Aval, un vaste paysage de jardins, vergers, champs et prés, ferratjats 1Ferratjat : en occitan, champ planté de luzerne. et herms 2Herm, ou erm : en occitan, friche, lande, désert., bref une verte campagne qui s’étend du midi au couchant et qui abrite seulement, à proximité encore du vieux rempart de la bastide, une maison appartenant à Jean Arcizet, hôte, et la métairie de Guillaume Létu ; puis beaucoup plus loin, à proximité du chemin de Bellemayre à la Croix del Bastié (aujourd’hui avenue des Pyrénées), la métairie et le pigeonnier de Jean Antoine Satger, bourgeois. C’est tout.

Pour la curiosité des vies d’antan, je reproduis ci-dessous les photos des maisons où Jean Arcizet, Guillaume Létu, et Jean Antoine Satger, dans la bastide, avaient leur résidence principale.

 

Ancienne maison de Jean Arcizet rue de la porte d’Aval (aujourd’hui rue Monseigneur de Cambon) ; plan 3 n°103. Cf. La dormeuse blogue 3 : A Mirepoix – Moulon de… la porte d’Aval, rue Courlanel, le Grand Couvert, place Saint Maurice et grande place – n°97 à 112.

 

Ancienne maison de Guillaume Létu, rue de la Trinité (aujourd’hui rue Vidal-Lablache) ; plan 3 n°34. Cf. La dormeuse blogue 3 : A Mirepoix – Moulon de… la porte d’Aval, rue Courlanel, le Grand Couvert, place Saint Maurice et grande place – n°25 à 46.

 

Emplacement (vide) d’une autre habitation possible de Guillaume Létu, aujourd’hui disparue, promenade de la porte d’Amont (aujourd’hui cours Louis Pons-Tande), suite à la percée ouverte sur cette promenade afin de raccordement de la dite promenade et de l’ancien cours Saint-Antoine (aujourd’hui cours du Colonel Petitpied) avec la rue du Grand Faubourg d’Amont (aujourd’hui rue Victor Hugo, prolongée de la rue du Pont) ; plan 3 n°29. Cf. La dormeuse blogue 3 : A Mirepoix – Moulon de… la porte d’Aval, rue Courlanel, le Grand Couvert, place Saint Maurice et grande place – n°25 à 46.

 

Ancienne maison de Jean Antoine Satger, rue du grand faubourg Saint Jammes (aujourd’hui rue du Pont) ; plan 3 n°13. Cf. La dormeuse blogue 3 : A Mirepoix – Moulon de… la porte d’Aval, rue Courlanel, le Grand Couvert, place Saint Maurice et grande place – n°1 à 24.

 

 

 

Ci-dessus : reconnaissable à son défaut d’alignement, ancienne maison de Jean Arcizet ; celle-ci a été occupée au XIXe siècle par l’octroi.

 

Ci-dessus : même ancienne maison de Jean Arcizet vue depuis la porte d’Aval.

 

Ci-dessus : façade de l’ancienne maison de Jean Arcizet.

 

Ci-dessus : « 1745 », date d’édification de l’ancienne maison de Jean Arcizet.

 

Ci-dessus : vieille grange donnant rue de la Mestrise, à l’arrière de l’ancienne maison de Jean Arcizet.

 

Ci-dessus : porte et dessus de porte de la même grange.

 

Ci-dessus : vue en enfilade du trajet qui conduisait au XVIIe siècle de la maison du chapitre, située rue du Collège, et de l’école du latin, sise au bord des anciennes escossières, jusqu’au chemin de la Mestrise et à la mestrise elle-même, plus tard vendue et convertie au XVIIIe siècle en métairie, propriété en 1766 de Guillaume Létu.

 

Ci-dessus : ce qui reste de la métairie de Guillaume Létu, ou plutôt ce qu’elle est devenue.

 

Ci-dessus : vue de plus près, l’ancienne métairie de Guillaume Létu.

 

Ci-dessus : vue de l’ancienne métairie de Guillaume Létu depuis la rue Jean Jaurès.

 

Ci-dessus : vue de plus loin, terrain l’ancienne métairie de Guillaume Létu depuis la rue Jean Jaurès.

 

Ci-dessus : Mirepoix sur la carte de Cassini.

 

Ci-dessus : détail du plan 3O du compoix de 1766.

Le plan 30 du compoix de 1766 comprend dans son intitulé des lieux tels que Font de Rousset et Cariou, dont la connaissance s’est quelque peu perdue aujourd’hui. La liste et la description des parcelles qui se trouvent reproduites ci-dessous permettent au promeneur contemporain de s’y retrouver dans la localisation de ces toponymes aujourd’hui oubliés. On notera que la carte de Cassini erre un peu quant à la localisation de Cariou, orthographié « Cairou ».

 

Ci-dessus : ancienne fontaine de la Nation.

Ainsi établie, la localisation de la font del Rousset explique d’où venait l’eau qui a alimenté un temps la fontaine de la Nation, aujourd’hui abandonnée, située derrière le monument aux morts, au bout de l’allée des Soupirs. Je raconte la triste histoire de cette fontaine dans l’article intitulé Fontaines de Mirepoix – Fontaine de Rousset, fontaine de la Nation. Je reparlerai de cette fontaine dans un prochain article dédié au moulon 20, dit « Moulon du Capitoul, font del Bastié ou Bourdette et partie de la Croix del Bastié et encore partie de Ramondé ».

A la découverte (pédestre) de Cariou, j’ai déambulé dans un territoire vague, faiblement urbanisé encore, avec de loin en loin quelques maisons neuves, poussées à côté de vieilles bâtisses, de vieux jardins délaissés, dans un paysage d’essarts incertains, de friches ou de prés malmenés par l’hiver.

 

Ci-dessus : détail du plan 30 du compoix de 1766.

 

Ci-dessus : à Cariou.

 

Ci-dessus : chose vue à Cariou.

 

Ci-dessus : chose vue à Cariou.

 

Ci-dessus : à Cariou.

Que signifie le nom de ce quartier, orthographié « Cariou » dans le compoix mirapicien de 1766, et »Cairou » sur la carte de Cassini, dont les levées ont été faites entre 1756 et 1789 ? La variation graphique que l’on observe ici tend à infirmer l’hypothèse d’une éventuelle proximité de « cariou » avec « carriou », carriole, charrette. Elle donne plutôt à penser une possible parenté de « cariou », « cairou » avec « caire », ou « cairo », roche, pierre. Le nom de Cariou pourrait donc dénommer, au vu du paysage correspondant, le territoire d’une ancienne moraine glaciaire, ou celui d’un ancien lit de l’Hers, parsemé de cailloux qui rendent le labour difficile 3Cf. Gabriel Azaïs (1805-1888), Dictionnaire des idiomes romans du midi de la France : comprenant les dialectes du Haut et du Bas-Languedoc, de la Provence, de la Gascogne, du Béarn, du Querci, du Rouergue, du Limousin, du Bas-Limousin, du Dauphiné, etc., tome 1, Éditeur : au bureau des publications de la Société pour l’étude des langues romanes, Montpellier, 1877-1881..

 

Ci-dessus : détail du plan 30 du compoix de 1766.

Situé au-delà de Cariou, i. e. à l’ouest, sud-ouest du moulon, le hameau de Bellemaire, ou Bellemayre, s’étage sur la pente des collines qui bornent sur sa rive gauche le cours de l’Hers. Il doit sans doute son nom de Bellemaire, « belle maire » ou « belle mayre », au caractère riverain de sa situation géographique, qui est ici celle de bord ensoleillé du « lit d’un fleuve » 4Sens roman, signalé par Gabriel Azaïs in Dictionnaire des idiomes romans du midi de la France : comprenant les dialectes du Haut et du Bas-Languedoc, de la Provence, de la Gascogne, du Béarn, du Querci, du Rouergue, du Limousin, du Bas-Limousin, du Dauphiné, etc., tome 2, p. 512., bord depuis lequel, abrité de ici de l’inondation, l’on jouit d’une « belle » vue sur les rives de l’Hers et sur la colline de Terride ainsi que sur le château du même nom. Au pied du hameau de Bellemaire, le lieu dit « La Marinade » se trouve, lui, plus directement riverain du territoire de divagation de l’Hers, ou, conformément à l’acception plus large du mot « maire, mayre », plus directement riverain du « fossé principal qui reçoit l’eau de ruissellement des collines environnantes » 5Cf. Ibidem.. A noter qu’au bord du cours actuel de l’Hers, on trouve au nord, nord, est de Mirepoix, le moulon du Mayrial, dont le nom renvoie lui aussi au sens de « rivage ». Bellemayre, La Marinade, le Mayrial -, ensemble les trois toponymes se souviennent des divagations qui furent au cours des âges celles d’une rivière connue pour l’amplitude de ses divagations et pour ses crues dangereuses, dont celle qui emporta en 1289 la première ville de Mirepoix.

 

Ci-dessus : à Bellemaire.

 

Ci-dessus : à Bellemaire.

 

Ci-dessus : les Pyrénées par temps d’hiver, derrière Bellemaire.

A la différence de Cariou, Bellemaire est aujourd’hui un quartier très peuplé, prisé, comme dit plus haut, pour la « belle vue » qu’il offre en bas sur Mirepoix, et en haut sur la chaîne des Pyrénées, par exemple depuis la rue du Saint-Barthélémy, ou depuis la rue du Fourcat, ou encore depuis la rue du Mont Vallier. Là où, hormis la métairie et le pigeonnier de Jean Antoine Satger, il n’y avait en 1766 que des champs, on se perd désormais dans un paysage de lotissements pavillonnaires, de jardinets du dimanche, de piscines hors sol, et de clôtures grillagées.

 

Ci-dessus : si le pigeonnier de Jean Antoine Satger avait survécu, il aurait dû se trouver par là…

Je n’ai retrouvé dans mes pérégrinations aucune trace de la métairie de Jean Antoine Satger, non plus que du pigeonnier, dont j’eusse aimé tout spécialement qu’il eût survécu.

 

En redescendant de Bellemaire, j’ai aperçu au tournant de la route le clocher de la cathédrale, surgi de la profondeur oblique, où il a son assise. J’aime cette rencontre de la force avec l’oblique, et la surprise de la cathédrale qui, ainsi regardée, fluctuat nec mergitur.

NB : Je n’ai rien dit de la Croix del Bastié. Je me réserve d’en parler dans un article prochain.

Liste des propriétaires des parcelles du moulon 30 du compoix de 1766

1. Jean Arcizet, hôte, dit Larajade : jardin hors la porte d’Aval
2. L’oeuvre du Saint Sacrement : jardin hors la porte d’Aval
3. Paul Combes, boulanger : jardin hors de la porte d’Aval
4. Me Guillaume Letu, notaire royal et tabellion du marquisat de Mirepoix : métairie de la Mestrise, autres couverts, cour, jardin en verger, le tout joigant hors la porte d’Aval
5. Me Guillaume Letu, notaire royal et tabellion du marquisat de Mirepoix : champ à la Mestrise
6. Jean Alard, bourgeois : jardin hors la porte d’Aval
7. Jean Arcizet, hôte, dit Larajade : maison et autre couvert, aire, jardin, hors la porte d’Aval
7 bis. Les Messieurs du Vénérable Chapitre de Mirepoix : ferratjat à la porte d’Aval
8. Jean Arcizet, hôte, dit Larajade : ferratjat hors la porte d’Aval
8 bis. Jean Alard, bourgeois : jardin hors la porte d’Aval
9. Dlle Louise Cabanié, supérieure de la maison des Nouvelles Catholiques : pré à la porte d’Aval
10. Me Guillaume Letu, notaire royal et tabellion du marquisat de Mirepoix : champ à la porte d’Aval
11. Me Guillaume Letu, notaire royal et tabellion du marquisat de Mirepoix : champ à la porte d’Aval
12. Me Guillaume Letu, notaire royal et tabellion du marquisat de Mirepoix : champ entouré de fossés à la porte d’Aval
13. François Simorre, tisserand, et Marie Barrau : champ à la porte d’Aval
14. Me Guillaume Letu : champ traversé par un fossé à la porte d’Aval
15. Jean Arcizet, hôte, dit Larajade : champ à la porte d’Aval
16. Dlle Louise Cabanié, supérieure de la maison des Nouvelles Catholiques : champ à la porte d’Aval
17. Me Jean Deloun, avocat au parlement : champ entouré de fossés à Bellemayre
18. François Giret, porteur pour Toulouse : champ à Bellemayre, entouré de fossés
19. Me Guillaume Tornier, avocat au parlement : pré à Bellemayre
20. Jean Guilhemat, bourgeois : pré à Bellemayre
21. Jean Arcizet, hôte, dit Larajade : champ et pré à la porte d’Aval
22. Jean Fontès, hôte : pré à Bellemayre
23. Jean Fontès, hôte : champ et pré à Cariou
24. Dlle Louise Cabanié, supérieure de la maison des Nouvelles Catholiques : champ à la porte d’Aval
25. Raymond Pons, notaire : champ à Cariou
26. Dlle Louise Cabanié, supérieure de la maison des Nouvelles Catholiques : champ à Cariou
27. Raymond Pons, notaire : champ à Cariou
28.Me Guillaume Letu : champ au devant de la métairie appelée la Mestrise
29. Me Guillaume Letu : champ et pré à la fontaine del Rousset
30. Noble Etienne de Montfaucon, capitaine des grenadiers : champ et pré à la fontaine del Rousset et Cariou
31. Jeanne Rieux, veuve de Pierre Rigail : champ à la Croix del Bastié
32. Jacques Rivel, teinturier, dit le Romain : champ à la Croix del Bastié
33. Louis Serou, brassier ; champ et herm à Cariou
34. Paul Combes, boulanger : champ à Cariou
35. François Giret, porteur à Toulouse : champ à Cariou
36. Jean Arcizet, hôte, dit Larajade : champ à Cariou
37. Me Guillaume Letu : champ à Cariou
38. Jean Mesplier, marchand tanneur : champ à Cariou
39. Jean Fontès, hôte : champ à Cariou
40. Jean Sabatier, cordonnier : champ à Cariou
41. Jean Pierre Soum, marchand : champ à Cariou
42. Marianne Marti, veuve et héritière d’Antoine Gorguos, maréchal à forge : champ à Cariou, proche de Bellemayre
43. Jean Cassaigneau de Maynard, prêtre, docteur de Sorbonne, chanoine sacristain du vénérable chapitre cathédrale de Mirepoix : champ à Cariou
44. Jean Antoine Satger, bourgeois : pigeonnier à 4 pieds et champ dépendant de sa métairie de Bellemayre
45. Jean Antoine Satger, bourgeois : métairie et autres couverts, patu, aire, champ et pré, le tout joignant le lieu dit à Bellemayre
46. Me Thomas Bauzil, avocat au parlement : champ et pré à Bellemayre
47. Me Jean Deloun, avocat au parlement : champ à Bellemayre
48. Antoine Campels, charpentier : champ à Bellemayre
49. Me Guillaume Letu : pré à Bellemayre
50. Héritières de Dame Pouytes, i.e. Marguerite Dorothée et Catherine Vernhes, ses filles : champ à Bellemayre
51. Marie Bourges, veuve de Paul Campels : pièce de terre en champ à Bellemayre
52. Bernard Maris, maréchal à forge : champ et pré à Bellemayre.

A lire aussi :
Moulons de Mirepoix 1
Moulons de Mirepoix 2

Notes   [ + ]

1. Ferratjat : en occitan, champ planté de luzerne.
2. Herm, ou erm : en occitan, friche, lande, désert.
3. Cf. Gabriel Azaïs (1805-1888), Dictionnaire des idiomes romans du midi de la France : comprenant les dialectes du Haut et du Bas-Languedoc, de la Provence, de la Gascogne, du Béarn, du Querci, du Rouergue, du Limousin, du Bas-Limousin, du Dauphiné, etc., tome 1, Éditeur : au bureau des publications de la Société pour l’étude des langues romanes, Montpellier, 1877-1881.
4. Sens roman, signalé par Gabriel Azaïs in Dictionnaire des idiomes romans du midi de la France : comprenant les dialectes du Haut et du Bas-Languedoc, de la Provence, de la Gascogne, du Béarn, du Querci, du Rouergue, du Limousin, du Bas-Limousin, du Dauphiné, etc., tome 2, p. 512.
5. Cf. Ibidem.
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7 réponses à A Mirepoix – Moulon de partie de la porte d’Aval, la Mestrise, font de Rousset, Croix del Bastié, Carriou et partie de Bellemayre

  1. Vinea mea electa dit :

    superbe commentaire . Concernant le surnom du sieur Arcizet « Larajade  » je pense que cet homme devait être bagarreur ou mal commode , que faisait’il ? en fait , nous l’ignorons . ( encore un nom audois ..) quant au limitrophe  » oeuvre du St Sacrement » , à manier avec précaution !

  2. Françoise Brown dit :

    Quelle belle promenade, vous excellez dans la reconstitution du passé !
    Et chaque fois, je fais des recoupements, je retrouve des noms, c’est toujours un bonheur de vous lire.

    • La dormeuse dit :

      Merci, Françoise,
      Je me suis régalée la première de mes promenades à pied, avec l’APN – les jours où il ne pleuvait pas – dans les rues du moulon 30.

  3. autissier dit :

    bravo, christine pour ce commentaire très instructif – mais en voyant ce beau ciel bleu par vos photos, vous avez dû choisir le bon moment pour passer au travers des gouttes si abondantes en ce moment – merci encore

  4. Marguliew dit :

    Très intéressant de parler de ce Mirepoix dont aujourd’hui il ne reste quasiment rien et qui, là, apparait en fantôme – encore un ! – dans l’abîme des photos donnant plus l’impression assez dépaysante d’une quelconque banlieue d’une petite ville américaine, du Colorado ou autre Etat situé dans un coin montagneux ! Il se produit une superposition de deux temps cette fois vraiment différents se juxtaposant cependant d’une façon bizarre, poétique dans une sorte de hiatus.

  5. Martine Rouche dit :

     » Jean-Baptiste de Champflour aimait les très belles cérémonies. Il entretenait aux frais du diocèse huit chantres attitrés avec un maître de chant et un organiste qui logeaient au lieu dit  » la mestrise  » .

    (Sans doute Chanoine Robert, cité sans précision dans un document manuscrit de Roger Builhes, rédigé à la suite de l’enterrement du chanoine Eychenne dans la fosse qui contenait précédemment la dépouille de Jean-Baptiste de Champflour, en l’église Notre-Dame-et-Saint-Michel. )

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