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Fontaines de Mirepoix – Fontaine de Rousset, fontaine de la Nation

Sur la petite place du Monument aux Morts, située à la jonction du cours Maréchal de Mirepoix et de l'Allée des Soupirs, les documents conservés aux archives de Mirepoix signalent l'existence de la fontaine de Rousset, puis celle de la fontaine de la Nation, sans préciser jamais la localisation de cette dernière. Fontaine de Rousset ? Fontaine de la Nation ? S'agit-il d'une seule et même fontaine, qui, au cours du temps, aurait changé de nom ? S'agit-il de deux fontaines successivement installées sur une seule et même petite place ? D'où viennent les deux noms consignés tour à tour dans les documents municipaux ? Fontaine de Rousset ? Fontaine de la Nation ? 

Notes   [ + ]

1. Joseph-Laurent Olive, Délibérations municipales de 1800 à 1830 à Mirepoix, Ariège, p. 90, Imprimerie du Champ de Mars, Saverdun, 1977
2. Ibidem

Fontaines de Mirepoix – A propos de la fontaine Cambacérès

La lecture des archives conservées à Mirepoix fournit d’intéressantes précisions concernant la fontaine Cambacérès, sise sur la place des Couverts, dans la dite ville, et édifiée entre 1808 et 1810 sous le contrôle éclairé de l’astronome Jacques Vidal. Martine Rouche reproduisait récemment sur ce blog, dans les commentaires qui font suite  à l’article Mirepoix, une ville dotée de fontaines et de réverbères, divers documents relatifs à l’emplacement de cette fontaine. Le choix d’un tel emplacement a manifestement fait débat. J’exploite ici le contenu des documents trouvés aux archives et patiemment retranscrits par l’équipe des Mirepoises, Martine Rouche et Claudine L’Hôte-Azéma.  

Mirepoix, une ville dotée de fontaines et de réverbères

Dans Le sire de Terrides, Frédéric Soulié dit de Mirepoix, "sa chère ville", qu'elle est "un peu collet monté peut-être, un peu douairière sans doute, mais balayée assez souvent, et dotée de fontaines et de réverbères". Ces mots de Frédéric Soulié me sont revenus en mémoire à la vue de ce réverbère, alors que je passais devant le moulon 1)Moulon : pâté de maisons, déterminé par l'intersection de quatre rues, dans une bastide des Trinitaires, cours du Colonel Petitpied, anciennement nommé cours Saint-Antoine. C'est dans ce moulon que Raymond Escholier situe le café Esquirol (aujourd'hui café Pelofy), quartier général des Républicains sous le Second Empire, siège de la conspiration racontée dans Quand on conspire 2)Cf. La dormeuse blogue : Raymond Escholier Quand on conspire. Les dépendances du café donnent, par des "couloirs compliqués", dans une ruelle déserte qui suit les bords du canal". Propice aux livraisons, éventuellement aux conspirateurs, cette seconde issue subsiste, dans la dite "ruelle déserte".

Notes   [ + ]

1. Moulon : pâté de maisons, déterminé par l'intersection de quatre rues, dans une bastide
2. Cf. La dormeuse blogue : Raymond Escholier Quand on conspire
3. Béal : canal, dérivé d'un ruisseau circumvoisin, servant dans les bourgs et villages du Midi à l'irrigation des jardins ainsi qu'aux activités de la minoterie, du foulon, éventuellement des ateliers de tannage, etc.