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1209-1309 – Un siècle intense au pied des Pyrénées (journée 1)

A l'initiative de Claudine Pailhès, conservateur en chef des archives départementales de l'Ariège, le centre universitaire de Foix accueillait ce week-end un colloque scientifique international dédié à "la Croisade contre les Albigeois et à ses suites, dans l'orbite du comte de Foix". Le colloque a rassemblé durant trois jours une pléiade de spécialistes du XIIIe siècle, venus de toute la France, mais aussi de Catalogne, d'Italie et des Pays-Bas. La matière a été si riche que je ne saurais ici en rendre compte sans rien oublier. Je tente seulement de partager une foule de notes prises à la volée.  Les actes du colloque seront publiés d'ici quelque temps.

Notes   [ + ]

1. La dormeuse blogue : 3ème journée d’automne d’histoire locale – Chant d’amour, chant de guerre
2. Claudine Pailhès, Pays de Fois Haute Ariège, Regards sur un patrimoine
3. Cf. Centre historique des Archives nationales, Série J, Trésor des chartes, Languedoc, Liste des chartes du comté de Foix
4. Pour une liste complète des grottes de l'Ariège, consultez le site Cavités souterraines du Ministère de l'Ecologie, du Développement durable et de la Mer
5. Gravures et graffiti signalés en 1944 dans le Bulletin de la Société préhistorique française, séance du 28 Décembre 1944, année 1944, volume 41, n° 10-12, pp. 147-158 : "A Tarascon-sur-Ariège, nous avons décelé une nouvelle école de gravures assez énigmatiques. Les grottes du Grand-Père, des Eglises supérieure, de Ste-Eulalie, du Mont St-Béat et du Peyort montrent des guerriers dansant et implorant des figurations féminines qui peuvent être l'émanation de la Grande Déesse Mère. L'un d'eux tient une tête coupée […]. Quatre lignes d'écritures exotiques tracées au milieu des figures de la Grotte du Grand-Père étudiées par M. Guenin placeraient ces graffiti entre le Ve et le IIe siècle av. notre ère".

Vues du château de Miglos

Les rinceaux de la chapelle castrale de Terride en octobre 2009

A l’invitation de M. Roger, propriétaire de Terride, je me suis rendue hier au château afin de voir les progrès accomplis dans le dégagement de la partie la plus ancienne des remparts, et, comme le temps sec le permettait, nous sommes montés par une échelle à l’étage de la chapelle castrale, où j’ai photographié ce qui reste des fresques à rinceaux signalées pour la dernière fois en 1964. J’évoquerai dans un prochain article le travail de dégagement des remparts. Je n’avais encore jamais vu, de mes yeux, les fresques de la chapelle castrale. J’ai profité de l’occasion pour fixer quelques images reliques. De telles images ne laissent pas d’inspirer la mélancolie des choses ruinées, trop souvent oubliées ou délaissées, avant que vienne quelqu’un qui s’en soucie, mais c’est déjà trop tard, l’essentiel est perdu.

Notes   [ + ]