Paysage de novembre dans la vallée du Douctouyre

Je suis retournée à pied dans la vallée du Douctouyre. La route est grise, la terre, rousse, le maïs, roide. Une petite fumée signale la présence de la ferme, située au bord de la rivière. Au fond de la vallée, les premiers contreforts des Pyrénées, qui s’étagent en profondeur comme dans une peinture chinoise. Derrière les premiers contreforts il y a d’autres contreforts. Derrière les Pyrénées, comme dit Raymond Escholier, il y a toujours des Pyrénées. C’est cela le principe du paysage pyrénéen, partant, celui de la peinture pyrénéiste, sinon celui de la peinture chinoise.

 

Ici, point d’échappée métaphysique. L’échelle demeure terrestre.