Sur la piste de l’humain

J’attendais le bus, toute seule, au bord de la route. Derrière moi, une prairie. Alors que je faisais les cent pas, considérant l’herbe verte, j’ai aperçu cette petite voile et ce mât, faits d’un bout de plastique jaune et d’une tige de roseau plantée dans l’herbe. Si les contes disaient vrai, pensais-je, je monterais dans ce petit bateau de l’herbe et je m’en irais à la voile… Comme je n’avais pas mon APN, j’ai photographié le petit navire avec mon téléphone portable. Puis l’idée m’est venue que j’avais peut-être là sous les yeux le radeau d’un naufragé de l’autobus. Comme moi… Quelqu’un ici avait bricolé ce modeste témoin d’un rêve dont je percevais vaguement le ressac…

 

Ayant allumé une lanterne en plein jour, Diogène de Sinope parcourait les rues d’Athènes, disant : "Je cherche un homme" 1)Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres, livre VI, les Cyniques, Diogène de Sinope.

 

 

J’en trouve la trace ici. Une trace parmi tant d’autres. Il suffit de regarder.

 

Notes   [ + ]

1. Diogène Laërce, Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres, livre VI, les Cyniques, Diogène de Sinope

3 réflexions sur « Sur la piste de l’humain »

  1. Martine Rouche

    Ou peut-être un enfant ? …
    Je ne sais plus quel personnage vogue dans une coque de noix,  » frêle esquif « , …

  2. La dormeuse Auteur de l’article

    « Si je désire une eau d’Europe, c’est la flache
    Noire et froide où vers le crépuscule embaumé
    Un enfant accroupi plein de tristesse, lâche
    Un bateau frêle comme un papillon de mai… »

    Le Bateau ivre ?

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