Aux Saveurs des Couverts

Lundi dernier, jour de marché à Mirepoix, j’ai déjeuné aux Saveurs des Couverts. C’est sous les couverts comme le nom l’indique, et côté saveur, c’est un must. Difficile, le lundi, d’y trouver une table. Le monde s’y presse dès 9 heures du matin, pour le brunch.

 

Jadis, il y avait à l’emplacement des Saveurs des Couverts une pâtisserie somnolente. Puis un jeune chef, déjà expérimenté, est venu réveiller la belle endormie. Boulangerie, pâtisserie, assiettes garnies, brunch, tout porte la marque d’un style : vif, et bien évidemment empreint de la saveur touch.

 

 

Fluide, coloré, scintillant, le petit monde des Saveurs

 

 

Macarolâtre, je trouve ici de quoi entretenir ma douce folie.

« Le nombril de moine n’est pas chose aisée à réaliser. Ce petit gâteau rond – de sucre, d’œuf et d’amande à l’origine composé – suscite moult commentaires, emplis d’effroi ou de ravissement, au choix. Le bougre a eu les honneurs de Rabelais, qui l’a introduit en littérature, en en faisant la nourriture chérie de ses Gastrolâtres dans son Quart Livre. Cette douceur au pedigree italien, maccarone, croustille avant de fondre sous le palais. Sa réussite tient à un fil – un dosage de blanc d’œuf, un degré de cuisson… »

Anne Guillard, « Macarolâtres », in Le Monde, 01.06.07

 

Dehors, sous le couvert, ou en salle, le service est assuré par un nuage d’accortes jeunes femmes brunes. Je n’ai pas photographié les assiettes du déjeuner, car c’est trop bon. Je laisse aux amateurs le soin de découvrir. Point de confit de canard sorti de la boîte, ici, ni de saucisse de Toulouse. Mes enfants raffolent du pavé de saumon aux tagliatelles. Je suis, quant à moi, une inconditionnelle du tartare de saumon. Il y a bien sûr d’autres possibilités. Un dessert particulèrement jouissif : la crêpe fourrée. Un souffle d’air.

 

 

C’est à Mirepoix, sous le Grand Couvert, non loin de la Maison des Consuls.