Pierres cornières

L’histoire nous apprend qu’autrefois, à Mirepoix, les voitures – charrettes, calèches – circulaient sous les couverts. Arrivées au bout du couvert, elles négociaient, avec plus ou moins de bonheur, le virage à angle droit qui leur permettait de continuer leur course dans l’une ou l’autre des rues adjacentes. La base des maisons situées à l’emplacement du virage ainsi que les piliers qui soutiennent les encorbellements des dites maisons souffraient du choc des grosses roues ferrées. D’où l’installation de pierres dites « cornières » à l’angle des maisons et des piliers concernés.

 

Ces pierres sont toujours en place. On peut les voir aux différents angles des couverts et à l’intersection de certaines rues alentour. Les chiens ne se privent pas de les arroser.

 

 

De gauche à droite : angle du Grand Couvert et de la rue Jacques Fournier ; angle du Couvert Saint Antoine et de la rue Monseigneur de Cambon ; angle du Couvert Servant et de la rue du Gouverneur Laprade

 

 

De gauche à droite : angle du Couvert Servant et de la rue du Gouverneur Laprade ; angle de la rue du Gouverneur Laprade et de la rue Victor Hugo

Quand les aménagements modernes voisinent avec les aménagements médiévaux…

 

 

De gauche à droite : angle de la rue du Gouverneur Laprade et de la rue Victor Hugo ; angle de la rue du Gouverneur Laprade et de la rue Frédéric Soulié

La maison médiévale autrefois située à l’entrée de la rue Frédéric Soulié a disparu ; la pierre cornière est restée.

 

Contraints par le plan de la bastide, les habitants de Mirepoix ont aménagé la géométrie de l’angle droit.

 

 

Mirepoix, centre historique