Le cantou


Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ; adieu, vive clarté de nos étés trop courts ! Ce soir, j’ai allumé un petit feu dans la cheminée, et je suis restée à rêvasser au bord de l’âtre, toutes lumières éteintes. J’entendais la chouette hululer dans la nuit. Le chat, d’habitude occupé à d’autres affaires au jardin, dormait sur un coin de table. Oh ! le rougeoiment des braises, oh ! le pas feutré de l’ombre alentour. Je poussais de temps à autre le bois. Je me souvenais que, lorsque j’étais enfant, je cherchais à lire l’avenir dans les figures mouvantes du feu. Pluie en septembre, automne en octobre…

 

Le cantou, en occitan, c’est le coin du feu.

 

1 réflexion sur « Le cantou »

  1. Martine Rouche

    Déjà, tu as allumé une petite flambée ? Mais où sont les baignades dans l’Hers et les promenades au coeur de la vie sauvage ? Déjà enfuies ?
    Je me souviens aussi du feu dans l’âtre, chez mes grand-parents. Il fascinait les enfants, d’autant plus que nous avions interdiction de le toucher, de le modifier, d’y ajouter du bois, de prendre les serviteurs. Je me souviens de mon grand-père qui tuait le feu avant d’aller se coucher. Et je me souviens que je regardais les flammes fixement jusqu’à en avoir les larmes aux yeux … Jolis souvenirs.

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