En route, vers la station de bus des Issards

Je me rends aux Issards à pied. Il a plu, cette nuit. Le ciel est gris. Il fait frais. On dit qu’en montagne, la neige est tombée à 1500 mètres. Tout en me gardant des voitures, je profite de l’air et du paysage.

 

Un peu partout dans les prés, il y a des chevaux. Lorsque j’arrive à leur hauteur, ils lèvent la tête pour me regarder passer.

L’arbre tout mince, droit comme un i, c’est un cyprès. Visible de très loin, il signale la présence d’un village, installé à l’abri des frondaisons.

 

Quand j’arrive à ce tournant, j’ai l’impression que la D119 n’est plus très loin. Mais le tournant masque une nouvelle ligne droite. Il me reste encore un bon kilomètre à parcourir.

 

Derrière la ligne d’arbres, on entrevoit la D119. Entre les arbres, les taches blanches, ce sont des poids lourds. En arrière-plan, les premières collines du Lauragais Tout petit au loin, un château d’eau.

 

Au bout de la D112, le carrefour dit « le Turet ». On ferait mieux de dire « le carrefour de la mort qui tue ». En voiture, aucune visibilité à gauche. On plonge directement dans le flot des poids lourds qui roulent vers l’Espagne. A pied, aucune bande latérale sur laquelle on puisse marcher en sécurité. A la place de la dite bande, un fossé. Lorsqu’à mon retour de Mirepoix je redescends du bus au Turet, le chauffeur me somme de faire attention. Il me parle de l’espérance-vie du piéton…

 

Lorsque j’arrive en face de la maison jaune, je tourne à gauche et je marche tout droit sur la chaussée jusqu’à la station de bus.

 

Je suis arrivée à la station de bus. J’attends maintenant que le bus passe. Comme il est toujours en retard, j’ai le temps de contempler les quelques maisons et jardins qui se trouvent en face de moi, de l’autre côté de la D119. Derrière la grille, ici, une piscine bleue, des palmiers.

 

Autre jardin, autre style : en contrebas d’une maison un peu délabrée, un tas de gravats, une table d’écolier installée dans l’herbe, et toujours des palmiers.

 

Sous le platane, de l’autre côté de la route, des poules. Tout un symbole.

 

Oh, voilà le bus ! A bientôt.