Mirepoix, un visage dans le mur

 

A propos des marbres paesini, ou marbres à paysages, Roger Caillois parle d’écriture des pierres 1)Roger Caillois, L’écriture des pierres, éditions Skira, collection Les sentiers de la création, 1970 . A propos de ce mur à Mirepoix, on parlera, pourquoi pas ? de sculpture des pierres.

Certes, ce n’est pas le Mont Rushmore, mais un mur sans grâce, situé au Nord. La sculpture demeure fruste, elle a de la trogne, et elle hésite entre le grotesque et le macabre. En somme, une figure de gargouille sauvage.  

 

 

Lorsque l’oeil s’empare d’une forme, ou plutôt qu’une forme s’empare de l’oeil, l’imagination sur-éclaire cette forme, et, jouant avec elle, la révèle à sa fin initiale, comme on fait du négatif d’une photographie sur le papier qui la reçoit, – ou plutôt, comme on faisait hier encore, même si l’on commence de l’oublier déjà.

L’imagination, elle, n’oublie pas d’être la reine des facultés et, à ce titre, elle nous invite à voir davantage et mieux. Quelle merveille ! Sans l’imagination, ses fastes, ses couleurs qui se diffusent comme des sons, la vie serait-elle supportable ? 

 

 

Notes

↑ 1. Roger Caillois, L’écriture des pierres, éditions Skira, collection Les sentiers de la création, 1970

1 réflexion sur « Mirepoix, un visage dans le mur »

  1. Martine Rouche

    Alors on dirait que ce serait une babouchka qui habiterait dans le mur … ou alors, une babayaga, mais gentille …

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