Un arbre foudroyé par la tempête

 

C’était un arbre que nous aimions, le plus beau du jardin. Il servait d’HLM aux écureuils et aux oiseaux. Le grand cèdre a été foudroyé par la tempête des 24-25 janvier 2009.

 

 

D’un côté du jardin, rien n’est changé ; de l’autre, l’espace n’a plus de sens, le jardin ne ressemble plus à rien.

 

 

Une fois étêté, le cèdre a percé de sa pointe aiguë le rempart qui soutient l’un des bords du jardin. Le bûcheron viendra débarrasser tout ce bois tombé. Le maçon consolidera le rempart. Tout en réfléchissant aux suites, je me souvenais de ces vers dédiés par Ronsard à sa chère forêt que l’on coupe…

 

Forest, haute maison des oiseaux bocagers,  
Plus le Cerf solitaire et les Chevreuls legers  
Ne paistront sous ton ombre, et ta verte crinière  
Plus le Soleil d’Esté ne rompra la lumière.  
Plus l’amoureux Pasteur sur un tronq adossé,  
Enflant son Flageolet à quatre trous persé,  
Son mastin à ses pieds, à son flanc la houlette,  
Ne dira plus l’ardeur de sa belle Janette :  
Tout devienda muet : Echo sera sans voix…

 

 

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