L’Ariège, vue par la DesEncyclopédie

A prendre, bien sûr, cum grano salis, autrement dit comme ça : :-)

Tel que proposé dans la DesEncyclopédie, l’article Ariège débute par la définition suivante :

« L’Ariège est un département reculé de la France, portant le numéro 09 et faisant difficilement partie de la région Midi-Pyrénées. Les habitants de l’Ariège sont appelés les Arriérés ».

Calqué sur le modèle de Wikipedia, l’article décline ensuite les principales villes de l’Ariège :

  • « Capitale : Foix »
  • « Sous-capitales : Pamiers et Saint-Girons »
  • « Autres patelins : Lavelanet, Courtauly, Carla-Bayle, Vals et son église dans le caillou ».

Malheureusement, ou heureusement, Mirepoix ne figure pas dans la liste :-)

 

De l’Ariège, hier, aujourd’hui et demain, l’article dit qu’elle est « une contrée hostile où seuls l’Ours et l’Ariégeois ont réussi à survivre ». Et d’ajouter quelque intéressante considération sur « l’adaptation », qui défie, en telle contrée, « la loi naturelle de Darwin ».

Concernant l’histoire de l’Ariège, l’article la voit toute dans la guerre qui oppose l’Ariégois au Toulousain. Tandis que l’Ariégeois « ne rechigne pas à effectuer tous les jours les quelques cent kilomètres qui le séparent de la Capitale Toulousaine, pour venir piquer du travail qu’il ne trouve plus chez lui », le Toulousain entreprend de venir chez l’Ariégeois « lui piquer les champignons et les truites Fario ». « Pourrons-nous un jour », dit l’auteur de l’article, qui est sans doute l’un de ces Toulousains, « établir une frontière aux portes d’Auterive pour entraver ce flux d’immigrés des montagnes ? Cela semble improblable. N’oublions pas que la Guerre des demoiselles, exportée jusqu’à Paris lors de l’exode du XIXe siècle, a donné la Commune ».

Après un éloge sulfureux du rrru(g)by, à la rubrique sport, l’article indique que « le prototype de l’Ariégois est Fabien Barthez ».

Concernant la population ariégeoise, j’ai plaisir à citer quelques pourcentages que mon expérience confirme : par exemple, « 23% de vieux babas cools sur le retour (avec une chèvre par couple) » ; « 5% de Belges qui n’ont pas trouvé l’Espagne » ; « 1% d’Anglais qui ont perdu leur GPS (restés bloqués en Couserans principalement) ; « 1% d’Allemands licenciés par EADS et qui ont décidé, faute de pécule pour retourner en Allémanie, de s’installer dans la forêt ».

Après avoir lu l’article de la DesEncyclopedia, vous saurez pourquoi, jusqu’en 1997, la devise de l’Ariège était « Ariège, Terre Courage ! », et pourquoi, après 1997, adieu, « Courage ! ». Ne pas inquiéter les touristes…

Source de la carte postale ancienne reproduite ci-dessus : cartepostale-ancienne.fr