Sculptures du XIIIe siècle – Collections du Musée de Cluny

Je découvre le site dédié aux sculptures du XIIIe siècle par le Musée de Cluny. Photos, descriptions, analyses, tout est désormais accessible online. Une merveille ! L'Internet prouve ici, de façon éclatante, sa fonction de passeur culturel.
 
Empruntée à la page Vue d'ensemble des oeuvres, l'image reproduite ci-contre est celle d'une gargouille, sculptée en forme de femme allaitante. Une gargouille semblable "se trouve aujourd’hui à Paris sur le troisième contrefort sud de Saint-Martin-des-Champs". 
 
La féminité radieuse d'une telle gargouille tranche sur le grotesque trop souvent caricatural des gargouilles revisitées, comme à Mirepoix, par Viollet-Le-Duc et les siens.   

Il y a ainsi toutes sortes de belles pièces à voir ou à revoir sur ce nouveau site du Musée de Cluny. On peut ensuite se rendre à Toulouse, au Musée des Augustins, pour continuer de voyager parmi les sculptures du XIIIe siècle. 

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2 comments

  1. Martine Rouche’s avatar

    Superbes sites, en effet, que ceux que tu indiques. Et très beau choix que cette gargouille chez laquelle la féminité est triomphante et non monstrueuse ou caricaturale, comme la plupart du temps.Il y a ici :
    http://www.notre-dame-dijon.net/edifice/sculpture/gargouilles.htm
    l'accès par photos séparées à toutes les gargouilles de la façade de Notre-Dame de Dijon, et l'on voit que d'autres figures existent que les diables et les monstres.
    Mais ….. je vole au secours d'Eugène Viollet-le-Duc ! Il est vrai que le modèle de base de la gargouille médiévale est souvent une image de la monstruosité infernale ou de l'humanité obscène. Très rares sont les belles statues chargées d'évacuer l'eau du toit de l'église. Il est allé au modèle le plus spectaculaire, j'imagine, toujours dans l' idée de recréer SON Moyen Âge …
    Merci de nous faire découvrir cette femme allaitante, qui modifie la symbolique de la gargouille.

  2. Anne-Marie Dambies’s avatar

    J'appréce aussi beaucoup la sculpture de cet artiste qui a su se détacher du moule et créer, selon son propre ressenti, et non pas la mode, sans doute, des gargoures monstrueuses; celle-ci répand le lait de la vie,, l'indispensable "eau".

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Il y a quelque chose plutôt que rien.

  

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