A Mirepoix, le bouquiniste a rouvert ses volets

 

Il y a bientôt un an, Olivier, le bouquiniste, désertait son amusante vitrine du cours Louis Pons-Tande. J'allais très souvent muser devant cette vitrine afin d'y surprendre, parmi les vieux livres et les mille et un ptyx d'une sorte de cabinet de curiosités, des photos de reflets !  

L'hiver ensuite a passé, et le printemps aussi. Plus de vitrine, plus de piles de bouquins, plus de photos de reflets. Je languissais d'autres ombres. Quand reverrions-nous le marchand de reflets ?

Voici l'été revenu. Avec lui, le bouquiniste, qui, d'un saut de puce, a rouvert boutique rue Monseigneur de Cambon, du côté de la porte d'Aval.  

 

 

 

Surprise ! La boutique est dans la maison. Dans le couloir, dans le salon, et, quand le soleil brille, sur le pas de la porte aussi. 

 

 

 

 

Dans le couloir, dans le salon, sur les étagères, sur les tables, partout, il y a des livres, des journaux, des magazines illustrés, et tutti quanti. Les livres sont classés par genres et par collections. On s'y retrouve plus facilement que dans l'ancienne boutique. Je suis ainsi allée tout droit vers un volume de Adalbert Stifter, Les grands bois et autres récits, que je n'espérais pas croiser à Mirepoix. Hasard et destins de la lecture se rejoignent chez le bouquiniste. 

L'échelle des choses parmi lesquelles nous vivons bouge de façon surprenante.

 

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La vitrine du bouquiniste

2 réflexions au sujet de « A Mirepoix, le bouquiniste a rouvert ses volets »

  1. Martine Rouche

    Très librement adapté de L. Montagne & G. Zwingel :
    "La boutique a rouvert ses volets
    Les joyeux triolets
    De l'accordéon fusent
    On voit comme sur un écran
    Des profils inquiétants
    Dont les ombres s'amusent […] "

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