Figures méridionales de l’estampe contemporaine à Pamiers

 

Ci-dessus : estampes d'Henri Cabezos (Ariège).

 

J'étais il y a quelques jours au vernissage de l'exposition d'estampes organisée à Pamiers par l'association Mille Tiroirs, dans le cadre de la Triennale de l'Estampe, patronnée par l'association Estampadura. La Triennale a pour but de "présenter la création contemporaine européenne et régionale de l’estampe et de favoriser les rencontres et échanges entre les artistes".

 

Ci-contre : estampes de Lluis Ivern.

L'exposition proposée à la salle Espalioux par Mille Tiroirs réunit un ensemble d'estampes représentatives de ce qui se fait aujourd'hui en Ariège et en Espagne. Elle illustre la diversité des visages que revêt actuellement cette forme d'art.

Initialement obtenue par impression à partir d'une planche gravée, l'estampe, en effet, explore désormais les moyens offerts par d'autres techniques, en particulier celles du numérique.  

Bénéficiant d'un superbe accrochage dans le blanc de la salle Espalioux, l'ensemble d'estampes réuni à Pamiers par Mille Tiroirs fait montre d'une remarquable cohérence. L'impression générale est celle d'une continuité fluide, dans laquelle passent par vagues des effets de couleur violentes ou des sfumati évanescents, comme autant de moments d'une énergie commune, bien que chaque fois autrement partagée. L'harmonie de l'ensemble, à elle seule, suscite la curiosité du détail.

 

 

Comme d'habitude, j'ai photographié quelques unes des oeuvres dans la lumière et le jeu de reflets dont elles se parent lorsqu'on les regarde et qu'elles vivent. A l'empreinte dont elles sont nées s'ajoutent ici, en ombres chinoises, visages, silhouettes, formes obscures, – sortes d'empreintes d'espèce nouvelle, fugitives, merveilleusement aléatoires, qui leur viennent de leur vie ultérieure.

 

 

Ci-dessus, de gauche à droite : Henri Cabezos, Sans titre ; Francisco Moral Peral, Albacete, en la playa.

 

 

Ci-dessus, de gauche à droite : Yaiza Garcia Sanchez, Touffe d'arbres ; Eric Kirksaether, Espacio 2832.

 

 

Ci-dessus, de gauche à droite : Henri Cabezos, Sans titre ; Raoul Torres Gonzales, Dreamers II.

 

 

Ci-dessus, de gauche à droite : Francisco Velasco, Europeos 621 ; Marie France Navarro (Ariège), Circonvolutions, détail.

 

 

Ci-dessus, de gauche à droite : Andrea Alexandra Puertas, El último adiós ; Pablo Casado, Mario.

 

 

J'aime que dans cet espacio d'Eric Kirksaether, dédié au silence et à l'énigme de sa matière poudrée, une fenêtre vienne poser une sorte de regard bleu. L'ouvert de ce regard, c'est, disais-je, le propre des oeuvres que l'on expose, donc qui vivent. Au point que j'ai eu envie de reproduire ici la photo de cet espacio qui montre de façon mystérieuse comment il y a, sans pourquoi, quelque chose plutôt que rien. 

 

Estampes d'Ariège et d'Espagne
Jusqu'au 12 juin 2010
Salle Espalioux, rue Jules-Amouroux, Pamiers.

2 réflexions sur « Figures méridionales de l’estampe contemporaine à Pamiers »

  1. martine pastor

    merci pour ces photos d'estampes et ppour  cette visite sensible

  2. matt h

     
    ... alors pour moi ce que c'était le plus intéressant étaient les premières truc numérique que j'ai jamais aimer… (ceux de Kirksaether).. je trouve qu'il a attraper bien l'essential du maniere sans se laissant être s'aveugler par des images/mirages.

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