Philippe de Lévis, évêque de Mirepoix, invite les moines copistes à sa table

Actuellement, le Musée de Mirepoix propose une exposition temporaire, intitulée comme ci-dessus Philippe de Lévis, évêque de Mirepoix, invite les moines copistes à sa table. Le Musée se trouve installé dans le palais épiscopal qui fut effectivement celui de Philippe de Lévis. L’exposition met en scène, dans ce cadre historique, une reconstitution du repas à la faveur duquel Monseigneur de Lévis adresse ses félicitations aux moines copistes qui ont réalisé à son intention les très beaux ouvrages enluminés, connus sous le nom d’antiphonaires, ou pontificaux. Il s’agit de livres liturgiques qui consignent à la fois le texte et les tons des parties chantées de l’office. La tradition attribue une partie de la réalisation des antiphonaires à un moine manchot, nommé Antoine de Nyort.

 

 

De gauche à droite : Philippe de Lévis, sa gouvernante, deux moines copistes.

 

 

Philippe de Lévis préside la réception.

 

 

Un mendiant, venu demander secours à Monseigneur de Lévis.

 

 

Deux copistes, dont le moine manchot.

 

 

Jean V de Lévis, seigneur de Mirepoix, frère de Philippe de Lévis, est venu admirer les antiphonaires et féliciter les moines copistes.

 

 

Un panneau illustré présente les antiphonaires.

 

 

Quelques vues des antiphonaires.

 

 

Suite au mariage d’Adrien Charles Gui Marie Lévis de Mirepoix avec Marie Josèphe Hildegarde Chislaine de Mérode Westerloo, le village hollandais de Bokhoven, est passé, au XIXème siècle, sous la contrôle de la maison de Lévis Mirepoix. Celle-ci cède sa souveraineté sur Bokhoven en 1928. Au centre du buffet, le blason de Bokhoven. A droite du blason, le portrait d’Adrien Charles Gui Marie Lévis de Mirepoix. L’exposition proposée au Musée de Mirepoix est le fruit d’une collaboration avec Bokhoven.

 

 

Autre copiste, installé à l’entrée de la salle.

 

L’exposition dure jusqu’à l’automne. Elle constitue une étonnante occasion de côtoyer des personnages du XVIème siècle et de se souvenir des chefs d’oeuvre nés de l’art des copistes et de la volonté d’un grand prélat. Pour en savoir plus sur les antiphonaires de Philippe de Lévis, il faut lire le bel article de Jeanne Bayle : Les livres liturgiques de Philippe de Lévis, évêque de Mirepoix de 1497 à 1537.

1 réflexion sur « Philippe de Lévis, évêque de Mirepoix, invite les moines copistes à sa table »

  1. Pith Schure

    Votre article avec tant d’illustrations m’a donné une impression excellente de l’exposition. Les de Lévis ont tracés des profonde ligne sur le plan historique de l’Europe. On les retrouvent par toute la France et aussi loin q’en Bokhoven (NL). Un bravo pour Arlette, Christine et toutes leurs associées.

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