Un dimanche de mars au bord de l’Hers

Il faisait très beau. Un goût de printemps avant le printemps. Nous sommes retournés au bord de l’Hers. Il y avait sous le pont un berger assis dans l’herbe, quelques moutons, des blancs, des noirs, des agneaux qui têtent leur mère. Dans les arbres, encore dépourvus de feuilles, un merle sifflait. Quelle voix !

Cheminant au bord de la rivière, nous sommes arrivés au tournant d’où l’on aperçoit des collines merveilleusement désertes et le ciel, si grand. Nous nous sommes assis pour jouir de la paix des rives. Nous ne parlions pas. Plus tard, pour fixer l’instant, j’ai photographié nos ombres, penchées sur l’eau.

 

 

Mère et Fils au bord de l’Hers, mars 2008

 

 

Mère et Fils au bord de l’Hers, 2008 ; Caspar David Friedrich, Les falaises de craie de Rügen, 1818.

 

 

Mère et Fils au bord de l’Hers, 2008 ; Caspar David Friedrich, Deux hommes sur le rivage, 1830-1835 ; Caspar David Friedrich, Homme et Femme contemplant la lune, 1824.

 

Mémoire de la peinture et pente de l’analogie fournissent au réel des prolongements mystérieux…

 

1 réflexion sur « Un dimanche de mars au bord de l’Hers »

  1. Martine Rouche

    Tu es bénie des Dieux: tu fais venir dans l’eau de l’Hers des couleurs enchantées alors que je trouve toujours cette rivière saumâtre, glauque, inquiétante. Que c’est beau, ce titre « Mère et Fils », répété, avec des majuscules! Je pense aussi à Hammershoi (je ne sais pas écrire le O barré danois…) pour les silhouettes en ombres fines, de dos, même si les siennes sont en intérieur.Merci encore pour les couleurs…

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