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Monthly Archive for septembre, 2009

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Un drame inconnu – 1. Quelques vers sérieux de Melchior Soulié

Ma naissance rendit ma mère infirme. Elle quitta ma ville natale quelques jours après ma naissance, et, bien que je sois retourné souvent dans mon département, et à quelques lieues de Foix, je n’ai jamais revu cette ville. Je demeurai avec ma mère dans la ville de Mirepoix jusqu’à l’âge de quatre ans. Mon père était employé dans les finances et sujet à changer de résidence. Il me prit avec lui en 1804. En 1808, je le suivis à Nantes…1 C’est Frédéric Soulié qui parle ici, dans un texte autobiographique, rédigé à l’intention d’A.E.I. (Lemolt), fondateur du Biographe 2 et publié pour la première fois dans La Presse, le 27 septembre 1847. Sans user de mots qui blessent, l’écrivain y fait état de la séparation brutalement survenue au lendemain de sa naissance entre Jeanne Marie Baillé et François Melchior Soulié, ses parents. Cette séparation demeure inexpliquée. Elle se répète toutefois sur le mode palimpseste dans chacun des ouvrages de Frédéric Soulié. Je reviendrai sur ce palimpseste dans un prochain article.

  1. Jules Janin, Histoire de la littérature dramatique, p. 11, éditions Michel Lévy Frères []
  2. Cf. Nouveau Dictionnaire des Ouvrages Anonymes et des Pseudonymes avec les noms des Auteurs ou Editeurs, accompagné de notes historiques et critiques (p. 32), par E. D. de Manne, conservateur adj, honoraire à la Bibliothèque impériale, troisième édition, revue, corrigée et très augmentée, revue, corrigée & très augmentée, Lyon, N. Scheuring, libraire-éditeur, MDCCCLXVIII : "Biographe (Le) et le nécrologe réunis, faisant suite à toutes les biographies publiées, par A. E. L. (Lemolt), ancien magistrat. Paris , 1833-1838 , in-8. []
  3. Melchior Soulié, Quelques vers sérieux, "Une vie d’honnête homme", vers 1-56 []
  4. Un temps, au début de sa carrière d’écrivain, Frédéric Soulié s’est fait appeler à Paris "Frédéric Soulié de Lavelanet". Moins qu’à une naïve affectation nobiliaire, il faut attribuer le choix d’une tel nom, dixit publiquement Frédéric Soulié, au souci d’éviter la confusion patronymique avec Jean-Baptiste Augustin Soulié, "élégant écrivain royaliste, ami de Charles Nodier, comme lui bibliothécaire à l’Arsenal" (Cf. Jules Janin, Histoire de la littérature dramatique, volume 5, p. 22, Paris, Michel Lévy Frères, 2e édition, 1858). Il faut l’attribuer sans doute aussi au besoin de signifier d’où il vient et de qui il tient. François Melchior Soulié, son père, était natif de Lavelanet, en Ariège. []
  5. Lettre citée par Hippolyte Castille, in Le Travail intellectuel, 15 octobre 1847 []
  6. Frédéric Soulié, jusqu’ici, n’a eu stricto sensu que deux biographes : 1. Maurice Champion, Frédéric Soulié, sa vie, ses ouvrages, Paris, Moquet Libraire-Editeur, 1847 (biographie très sommaire, hâtivement publiée au lendemain de la mort de l’écrivain) : 2. Harold March, Novelist and Dramatist of the Romantic Period, p. 11, New Haven, Yale University Press, 1931 []
  7. Harold March, Novelist and Dramatist of the Romantic Period, p. 11, New Haven, Yale University Press, 1931 []

Jour tranquille à Mirepoix en septembre

De Saint-Félix de Tournegat au Carlaret ou d’église romane en église romane

3ème journée d’automne d’histoire locale – Chant d’amour, chant de guerre

Dans le cadre du Pays d’Art et d’Histoire et des Journées européennes du patrimoine, l’association SLHLM (Salon du Livre d’Histoire Locale de Mirepoix) proposait samedi dernier 19 septembre Chant de guerre, chant d’amour au XIIIe siècle, une journée dédiée à la Cansu de la Crusada, la Chanson de la Croisade, au roman de Flamenca, autre incontournable de la littérature du Moyen Age occitan, et plus généralement au chant des troubadours comme source et fondement de l’identité occitane.
 
Jacques Gourc, de l’université de Toulouse, a évoqué, le matin, le contexte historique et politique de la croisade "albigeoise", puis la représentation de la croisade dans le texte de la Cansu, enfin la fonction du troubadour qui fait lever les mots au service d’un prince, d’une cause, d’un "peuple qui chante".
 

  1. Paul Meyer. Cf. Infra []
  2. La Chanson de la Croisade, édition et traduction de Paul Meyer, volume 1, texte occitan, librairie Renouard, 1875 []
  3. La Chanson de la Croisade, édition et traduction de Paul Meyer, volume 2, traduction et notes, librairie Renouard, 1875 []
  4. Michel Zink dixit, professeur au Collège de France, titulaire de la chaire de Littératures de la France médiévale, membre de l’Institut de France (Académie des inscriptions et belles-lettres), créateur au Livre de Poche de la collection Lettres Gothiques []
  5. Cf. Coordination des répertoires métriques : le cas des constructions hyperstrophiques []
  6. Cf. XIVe-XVe siècles – Allemagne – Les Minnesänger []
  7. Cf. Oeuvres complètes de Bernard de Ventadour, avec illustrations sonores. []
  8. Sur l’historicité des personnages et des lieux, voir Ch. Grimm, Etude sur le Roman de Flamenca, poème provençal du XIIIe siècle, Paris, E. Droz, 1930, Bibliothèque de l’école des chartes, 1931, vol. 92, n° 1, pp. 200-204. []
  9. Cf. panOccitan.org – Le dictionnaire Occitan-Français []
  10. Gab : vantardise qui peut aller jusqu’à la fanfaronnade comique []
  11. Le roman de Flamenca, édité, traduit et annoté par Paul Meyer, Librairie A. Franck, Paris, 1865 []
  12. Georges Duby dixit. []
  13. Cf. Gabriel Azaïs, Introduction au Breviari d’Amor de Matfre Ermengaud []

Le Rameau musical de Dun – Une répétition chez Colette




Il y a quelque chose plutôt que rien.

  

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