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Monthly Archive for juillet, 2009

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Souvenirs de Mazerettes

C’était en juin de cette année. Suite à la publication de l’article intitulé Raymond Escholier Dansons La Trompeuse, voici le commentaire qui m’a été envoyé ; il émanait d’une adresse canadienne :  "15 juin 2009 at 20:50 – J’ai eu la chance d’habiter Mazerettes pendant vingt ans…", écrivait mon correspondant, que je ne connaissais pas.
 
Dansons La Trompeuse est un roman de Raymond Escholier. L’action se déroule, pour l’essentiel, à Mazerettes (Ariège). Autrefois résidence d’été des évêques de Mirepoix, vendue ensuite comme bien national, représentée sous le nom de Fleurizel dans le roman de Raymond Escholier, la propriété de Mazerettes appartenait dans les années 1900 à une certaine Madame Arnaud, qui avait une réputation d’excentrique, que Raymond Escholier a connue et qu’il portraiture dans le roman sous les traits de Madame Lestelle. 

  1. Document fourni par Francis Couquet []
  2. Raymond Escholier, Dansons La Trompeuse, II, p. 46, Editions La Cité des Livres, collection « Le roman français d’aujourd’hui, Paris, 1926 []
  3. Victor Hugo, 1877, Histoire d’un crime, Deuxième journée, Le lutte, VII. L’Archevêque []
  4. Cf. Wikipedia : Gustave Courbet ; Insecula : Jean Désiré Gustave Courbet ; Annabelle Cayrol et Josyane Chevalley, Courbet, l’insoumis []
  5. Cf. Suzanne Arnaud née Guichard []
  6. Cf. Bernadette Truno, Raymond et Marie-Louise Escholier, de l’Ariège à Paris, un destin étonnant, éditions Trabucaire, Canet en Roussillon, 2004 []
  7. Cf. C. Enlart, in Bibliothèque de l’école des chartes, 1921, vol. 82, n° 1, pp. 385-386 : "Le nom de Jules de Lahondès reste cher à tous ceux qu’intéresse l’histoire artistique du Midi de la France. Né à Albi en 1830, il passe de l’école de Sorèze à l’Université de Toulouse, reçoit dans cette ville les enseignements du peintre Latour, débute dans la science historique par les deux remarquables volumes des Annales de Pamiers et, ayant fait ses preuves d’artiste et d’historien, se spécialise durant plus d’un demi-siècle dans l’histoire de l’art du pays qu’il aimait. La matière suffisait à occuper et à charmer une vie. Cette vie se termina très doucement le 10 juillet 1914. []
  8. Cf. La vie méconnue de Jean Rancy []
  9. Raymond Escholier, Dansons La Trompeuse, I, p. 1 ; ibidem, I, p.p. 12-13 []

A la recherche de l’acte de naissance de Frédéric Soulié

  1. Jules Janin, Histoire de la littérature dramatique, p. 11, éditions Michel Lévy Frères []
  2. Ibidem []
  3. Joseph François Michaud, Louis Gabriel Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne : histoire par ordre alphabétique de la vie publique et privée de tous les hommes…. 39. Selchow-Sozzini, p. 684 ; A. Thoisnier Desplaces éditeur, 1843-18… []
  4. Cf. La dormeuse blogue : A la recherche de la maison d'enfance de Frédéric Soulié []
  5. Cf. La dormeuse blogue : A la recherche de la maison d'enfance de Frédéric Soulié []
  6. Cf. La dormeuse blogue : A la recherche de la maison d'enfance de Frédéric Soulié []

Antoine Benoît Vigarosy fabuliste

Fils d’un médecin de Mirepoix, Antoine Benoît Vigarosy (1788-1857) débute sa carrière en 1807 dans l’armée du Portugal où il exerce des fonctions d’administration militaire sous les ordres du général Junot. Capturé par les Espagnols et incarcéré à Porto, il est ainsi ensuite livré aux Anglais et à nouveau incarcéré, cette fois aux environs de Portsmouth. A peine libéré, il fait naufrage et se trouve rejeté sur la côte anglaise. Regagnant enfin la France, il devient l’aide de camp du maréchal Clauzel qu’il suit dans ses campagnes espagnoles. En 1815, il est arrêté et détenu à Paris en tant que serviteur d’un homme de l’Empire1. Après sa libération, il quitte le métier des armes pour s’installer à Mirepoix où, chef du parti libéral, il exercera, de 1830 à 1847, puis de 1849 à 1857, la fonction de maire. Il a été également conseiller général du département de l’Ariège.  

  1. Cf. Joseph-Marie Quérard, La France littéraire, ou Dictionnaire bibliographique des savants, volume 10, Firmin Didot Frères, 1839 []

De l’abbaye Notre-Dame de la Roche à l’Abbaye-aux-Bois – Le cercle topographique

En poursuivant mes recherches sur la vie et l'oeuvre de Frédéric Soulié, j'ai fait une découverte curieuse. Le point de départ de cette découverte, c'est la lecture d'une conférence des sociétés savantes, littéraires et artistiques du département de Seine-et-Oise, prononcée à propos de Bièvres par Léon Mirot (1870-1946), conservateur-adjoint aux Archives nationales, membre du Comité des travaux historiques : 

  1. Léon Mirot, Conférence des sociétés savantes, littéraires et artistiques du département de Seine-et-Oise []
  2. Jacques Antoine Dulaure, Jules Léonard Belin, Histoire physique, civique et morale des environs de Paris, tome VI, p. 90, Furne et Cie, 1838 []
  3. Commission des antiquités et des arts du département de Seine-et-Oise – 1908 []
  4. Cf. Maison littéraire de Victor Hugo []
  5. "Géographie ancienne du département de l'Yonne", Introduction, §1, Noms d'origine celtique, Désinence Y, pp. 68-81 ; Levy, Saint-Nom-Levy, L'Yvette : p. 80 ; in Bulletin de la Société archéologique de Sens, volume VII, 1948 []
  6. Ref. Mérimée IA00027895 []
  7. Ibidem []
  8. Ibid. []
  9. Cf. La dormeuse blogue : A la recherche de la maison d'enfance de Frédéric Soulié []
  10. Cf. La dormeuse blogue : Frédéric Soulié et l'affaire Lafarge []

Le chemin des breils

A Mirepoix comme ici dans mon village, quand il s’agit de la rivière, on ne manque pas d’invoquer les breils. Je n’ai jamais entendu ce mot qu’en Languedoc. Il est de consonance ancienne. Encore usité dans la langue orale, il demeure d’orthographe flottante dans ses occurrences écrites. Je l’ai retrouvé dernièrement sous la plume de l’un de mes lecteurs, à propos de l’embouchure du canal du moulin d’embas de Mirepoix :  
 
Le canal se perd ensuite dans une zone touffue avec des bras multiples et des eaux dormantes : Le « breilh » c’’est cette partie entre l’’Hers et la civilisation. Un refuge pour une faune et flore rares que seuls quelques initiés observent. Chaque saison les plages de galets changent de forme. Des amas de branchages arrachés à la terre s’’amoncellent comme des barrages de castors géants. Le breilh, ici, un peu nulle part, pour personne, l’’idée du rien s’’invite, ni eau ni terre.1

  1. Samdeparla, Le canal du moulin – 3. Vers l’embouchure []
  2. Raymond et Marie-Louise Escholier, Cantegril, II, "L’Oarystis ou l’amour inconstant" []



Il y a quelque chose plutôt que rien.

  

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