Christine Belcikowski

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À propos de Jean Jacques Guillaume Bauzil, peintre en miniature, d'origine ariégeoise

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Fondée en 1726 dans le capitoulat de Toulouse par le peintre Antoine Rivalz, installée dans le logis de l'Écu, la première école gratuite de dessin du royaume de France devient en 1746 Société des Beaux-arts, puis le 13 janvier 1751, par lettres patentes royales, Académie royale de peinture, sculpture et architecture de Toulouse.

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Ci-dessus : affiche du Théâtre de Toulouse en 1786. Collection de M. Paul Dupuy. Labouche éditeur.

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Ci-dessus : vue du nº 30 de la rue d'Alsace-Lorraine.

En 1769, l'Académie royale de peinture, sculpture et architecture de Toulouse déménage dans la maison dite du Petit-Versailles, du nom du théâtre que celle-ci hébergeait auparavant et dont elle accueillera encore quelques représentations avant 1789. Ladite maison s'élevait à l'angle de la rue Villeneuve et de la rue de la Porte-Nove. Son emplacement d'alors correspond aujourd'hui au nº 30 de la rue d'Alsace-Lorraine.

C'est là que, parmi d'autres professeurs, Gaubert Labeyrie, né le 27 décembre 1715 à Toulouse, mort le 25 janvier 1792 à Toulouse, « Peintre Professeur du Dessein », puis « Peintre à l'huile », établi rue du Taur, nommé peintre de la ville de Toulouse en 1735, a dispensé ses cours jusqu'à sa mort. Au nombre de ses élèves figure dans les années 1780 un certain Jean Jacques Guillaume Bauzil, qui signe en 1785 « Bauzil de Mirepoix ».

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Que la profondeur du temps s'éclaire !

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Fais-nous revenir, dit le psalmiste,
que la profondeur du temps s’éclaire !
Mais dans la rumeur des distances traversées
le jour baisse,
au jardin, les vieux arbres
tordent des bras de fantômes,
et dans la maison,
sur les photos qui jaunissent,
les yeux des morts ne parlent plus,
leurs visages sont vides
et leurs noms oubliés.
L’horloge s’est un jour arrêtée.
Seul un piano désaccordé,
qui a connu les valses d’antan,
se souvient ici d'une clarté mystérieuse,
infuse encore dans l'ivoire de ses touches.

Un ambigu au bord de la mer

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C’est à Blefuscu,
île située dans l'océan Indien, au sud de l'Australie
et au nord-nord-est de celle de Lilliput,
dont elle n'est séparée que par un canal qui a quatre cents toises de large.
Blefuscu se targue d'être l'île du beau parler ancien,
et Lilliput se targue de l'être tout autant.
Les langues des deux empires sont très différentes l'une de l'autre ;
chacune des deux nations vante l'antiquité, la beauté, la force de sa langue,
et méprise l'autre.
Mais, à Lilliput, on casse les oeufs par le petit bout,
et il est d'usage d'envoyer la jeune noblesse dans le Blefuscu,
afin de s'y polir et d'y apprendre les exercices.

C'est à Blefuscu donc.
L'empereur et ses courtisans partagent à l’ombre d’un tivoli
un ambigu au bord de la mer.
Il y a loin certes, sous le tivoli,
de cet empereur minuscule,
qui parle en haut-blefusquien, mais point en latin,
à Publius Aelius Hadrianus,
IMPERATOR CÆSAR TRAIANUS HADRIANUS AUGUSTUS,
né le 24 janvier 76 à Italica, près de Séville,
mort le 10 juillet 138 à Baïes,
et qui a écrit dans sa villa de Tivoli,
quand il sentait son heure venir,
Animula vagula blandula
Hospes comesque corporis
Quæ nunc abibis in loca
Pallidula rigida nudula
Nec ut soles dabis iocos
.
Petite âme errante, accueillante
visiteuse, compagne du corps,
au pays pour lequel tu pars,
toute transie, livide et nue,
reprendras-tu tes anciens jeux ?

Autre temps, autres mœurs,
ils boivent ici en s’éjouissant du spectacle des flots
un vin blanc appelé glimigrim,
qui est très diurétique,
et ils mangent des oeufs2.jpg à la coque
qu’ils cassent horresco referens
par le GROS BOUT !
— Et pourquoi pas ??? disent les esprits éclairés,
puisque dans le chapitre 54 du Blundecral,
qui est l'Alcoran des îles susnommées,
le grand prophète Lustrog a dit :
— Que tous les fidèles casseront leurs oeufs au bout le plus commode ;
— Qu'on doit laisser à la conscience de chacun
le soin de décider quel est le bout le plus commode,
ou s’en remettre sinon à l’autorité du premier magistrat.
Quel premier magistrat ?
Dieu ou l'empereur ?
On ne sait.

N.d.R. La fantaisie ci-dessus m'a été inspirée par la relecture des Voyages de Gulliver (1721) de de Jonathan Swift. La belle traduction du poème d'Hadrien est de Marguerite Yourcenar dans les Mémoires d'Hadrien (1951).

Pierre Sidoine. Rhinocéros, rhinocéros

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Pierre Sidoine sculpteur, expose en ce mois de juillet 2020 dans sa galerie de Montolieu (Aude) deux rhinocéros de sa façon, fruits du travail qu'il mène jour après jour pour obtenir du fer la forme, invue encore, qui soit, telle qu'en elle-même, à l'image de son désir initial. Il faut là, au sculpteur comme au poète, des membres de fer (1) aussi, un masque de protection, et l'œil aigu du vieux Caïn métallurgiste.

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Giacomo Casanova, Pierre Ambroise Choderlos de Laclos, et la famille Polastre

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Portrait de Pierre Joseph de Bourcet, né Pierre Bourcet (1er mars 1700, Usseaux (dans le Biançonnais) - 14 octobre 1780, Meylan. Assurant sa carrière militaire essentiellement dans les Alpes, Pierre Joseph de Bourcet a dirigé en 1754 l'établissement de la première carte d'état-major, incroyablement précise.

Comme indiqué par Louis Royer, conservateur de la bibliothèque de Grenoble de 1910 à 1938, dans « La société de Grenoble au XVIIIe siècle, d'après les militaires qui y ont séjourné » (1), Pierre Joseph de Bourcet, lieutenant général des armées du roi, commandant en second de la province du Dauphiné, mort à Grenoble le 14 octobre 1780, avait épousé à Montpellier en 1740 Marie Anne de Pène, fille de Louis de Pène de Vaubonnet, brigadier d'Infanterie des armées du Roi, directeur des fortifications du Roussillon, ingénieur en chef à Entrevaux (Alpes-de-Haute-Provence) en 1731..

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27 décembre 1740. Mariage de Pierre de Bourcet et de Marie Anne de Pène. AD34. Montpellier. Paroisse Notre Dame des Tables. Baptêmes (souvent un acte par année) (1647, 1654, 1660-1666, 1668, 1670, 1672, 1675, 1677, 1679, 1680, 1683), décès (1681), mariages (1691-1692), baptêmes, mariages, sépultures (1737-21 janvier 1741) 1647-1741. Document 5 MI 1/24. Vue 411.

Pierre de Bourcet se trouvait être par là le beau-frère de Charles Gaspard Éléonore de Polastre, qui avait épousé à Perpignan en 1755 Francoise de Pène, sœur cadette de Marie Anne de Pène. (2)

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8. 29 juillet 1755. Mariage de Charles Gaspard Léonard de Polastre et de Françoise de Pene. AD66. Perpignan. Paroisse Notre Dame de la Réal. Mariages. 1749-1755. Document 9NUM112EDT1022_1023. Vue 414.

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