Christine Belcikowski

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Basmala des jours qui passent

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Coran. Sourate 27 : An-Naml. Sourate des Fourmis. Verset 44.

Basmala des jours qui passent,
talisman du lierre et de l’hirondelle.
Quand, avisée par le cri de la huppe,
hup hup hup !
tu retourneras au bord des rivières
afin de te baigner dans des eaux nouvelles,
souviens-toi de Salomon et de la reine de Saba.
On lui dit :
— Entre dans le palais.
Elle vit,
elle crut à une eau profonde,
et elle releva sa robe.
Salomon alors de la dessiller :
— Ceci est un palais pavé de cristal.
L'avenir des rivières, dans nos rêves,
se pave aussi de cristal.
Pouvais-tu savoir jadis
que ton monde finirait changé
en palais d'illusion ?

Librement inspiré du verset 44 de la Sourate des Fourmis.

Aux bords...

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Aux bords du Doucctouyre, de l'Hers, ou d'ailleurs, j'ai publié divers textes auxquels je tiens. Les voici réunis sous le titre AUX BORDS... Vous pouvez, s'ils vous intéressent, les télécharger à l'adresse ci-dessous. Cliquez sur le lien qui vous va bien.

Format PDF
AUX BORDS

Format EPUB, pour lire sur tablette
AUX BORDS

Format AZW3, pour Kindle
AUX BORDS

Pour télécharger le fichier, cliquez sur l'icône cerclée de rouge :

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Voici la table des matières :

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15 mai 1562. Testament de François de Montesquieu, seigneur de Salles en Lauragais

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Dans le reliquat des papiers de Pierre Paul Alard, issus de la maison Lamarque de Rieucros, Ariège, figure un extrait du testament de François de Montesquieu, seigneur de Salles en Lauragais (aujourd'hui Salles-sur-l'Hers). Ce testament date du 15 mai 1562. L'extrait semble relativement facile à lire, mais l'apparence ici est trompeuse, car, au fur et à mesure qu'on avance dans la lecture, on ne laisse pas de buter sur diverses difficultés, lettres mal formées, mots qui manquent, accords douteux, constructions de phrase improbables, répétitions qui confèrent au texte l'allure d'un discours bègue, etc. Cet extrait, quoi qu'il en soit, nous renseigne sur les problèmes d'hérédation de ladite seigneurie de Salles, problèmes qui vont durer jusqu'en 1612.

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Lire la suite de 15 mai 1562. Testament de François de Montesquieu, seigneur de Salles en Lauragais

Classé dans : Histoire Mots clés : aucun

Colère !

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Fatiguée du brouillard des chiffres qu'on nous délivre — on disait jusqu'ici que la France était la sixième puissance économique du monde !—  ;

Fatiguée de l'à-peu-près des consignes minimalistico-niaiseuses q'on nous dispense chaque jour comme à l'école maternelle ;

Fatiguée des masques qu'on parle de rendre obligatoires — mais il n'y en a pas !  —, des masques que nous n'avons qu'à qu'à coudre nous-mêmes, — mais il n'y a plus d'élastiques nulle part ! — ;

Fatiguée de l'horizon chaque fois reculé qu'on évoque pour la création d'un vaccin : une autre année — mais laquelle ? — ;

Fatiguée de la date de fin du confinement qu'on n'ose pas prévoir, pas nous dire ;

Fatiguée de l'impérialisme d'un gouvernement qui semble vouloir trancher du sort des « seniors » comme s'il s'agissait d'une espèce en voie d'encombrement de la société... (et je m'abstiens ici de dire ce que je pense de l'oubli des EHPAD, des Hôpitaux psychiatrques, des Prisons, et des SDF) ; etc. ;

Je dis ici ma colère, celle d'une citoyenne lamba.

Classé dans : Non classé Mots clés : aucun

Écrire comme en rêve

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C’est au bord de la mer une ville
qui s’attarde au soleil couchant,
une ville installée dans des ruines antiques
sur lesquelles ont poussé une église,
une tour sarrasine.
Il y a eu jadis une guerre ici.

Au loin, dans la brume de mer,
une pyramide
dont la porte étroite
donne sur une galerie d'arcades.
Il y a eu jadis une guerre ici.

Paix des troupeaux,
qu’un berger, flanqué d’un enfant,
ramène au bercail.
L'enfant va muni d'un sac à dos rouge.
Vaches, moutons, chèvres,
paix des bêtes, sages, douces.
Il y a eu jadis une guerre ici.

Une vache rumine au pied des bergères.
Assises sur le quai de pierre,
elles trempent leurs jambes dans l’eau.
L’une est vêtue de bleu,
l’autre a sur sa blouse
un caraco rouge.
Il y a eu jadis une guerre ici.

Des pêcheurs débarquent
au pied des bergères
des paniers de poissons bleus.
Ils ont des chapeaux noirs,
qui ombrent leurs visages,
des chemises bleues aussi,
du bleu des poissons,
parfois une chemise rouge.
Il y a eu jadis une guerre ici.

Les bergères regardent,
posté sur un bloc de ruine
au pied duquel traîne, renversé,
un chapiteau corinthien,
un homme grand et fort,
quasi nu dans sa tunique blanche,
qui a sur la tête un casque à plumet,
au bras droit un bouclier tuile,
à la ceinture un poignard,
et aux pieds des caliges rouges.
Il y a eu jadis une guerre ici.

Débarqué, ou proche de rembarquer
sur une barque qu'on ne voit pas,
mais dans laquelle un autre homme,
couronné d'un turban,
se dresse, gardien du pilum,
le légionnaire ignore à ses pieds
un autre homme encore,
terrassé, dans son armure à écailles.
Il y a eu jadis une guerre ici.

Cet homme, grand et fort, pointe
du doigt
un bas-relief, détaché des ruines,
sur lequel on voit
des lances, des chevaux, des hommes,
tuniques fantômes,
ressurgies d'un temps plus ancien.
Il y a eu jadis une guerre ici.

Les bergères regardent l'homme,
point le doigt.
Les pêcheurs, eux non plus,
ne se soucient point du doigt.
La nave va.

Les racines et les troncs des arbres,
qu'on a coupés,
continuent d'envahir les ruines,
autres bêtes, de nature increvable,
hydres, d'annonce future.

Ut pictura poiesis... (1)

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C'est un tableau qui m'a inspiré ce texte. Devinez...

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