Christine Belcikowski

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Élisabeth de Brugelles (1784-1871), ou l'exercice de la charité chrétienne à Castelnaudary

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Portrait de Jean Baptiste Delaveyne (1653-1719) à l'âge de cinquante ans. In Abbé Marillier. Histoire de Jean Baptiste Delaveyne : religieux de l'ordre de Saint Benoît, fondateur et supérieur général de la congrégation des Sœurs de la Charité et instruction chrétienne de Nevers. Victor Lecoffre, Libraire. 1890.

En 1680, alarmé par la grande misère dans laquelle le poids des impôts dus aux guerres de Louis XIV et le coût de l’entretien des troupes de passage ont plongé ses paroissiens, Jean Baptiste Delaveyne, prêtre et moine bénédictin, curé de Saint-Saulge dans la Nièvre, fonde dans sa paroisse, avec le soutien et la participation de quelques jeunes femmes pieuses, la communauté dite des Sœurs de la Miséricorde, « pour servir et médicamenter les pauvres, enseigner et catéchiser les petites filles, orner les églises ». On surnommera un temps ces jeunes femmes « Sœurs de la Marmite ».

En 1683, les Sœurs de la Miséricorde ayant été appelées à « servir et médicamenter » à l’hôpital de Nevers, le siège de la communauté se trouve déplacé dans cette ville. Les Sœurs de la Miséricorde prennent en conséquence le nom de Sœurs de la Charité et de l’Instruction chrétienne de Nevers.

Dans les années 1710, jouissant de la recommandation d’André Hercule de Fleury — languedocien de naissance, futur cardinal et ministre, alors aumônier du roi —, qu’elles ont soigné et sauvé, dit-on, de l’amputation (1), elles essaiment en Languedoc, entre autres à Mirepoix et à Castelnaudary.

Catherine Clotilde de Brugelles, native de Castelnaudary, entre le 26 septembre 1803 dans la congrégation des Sœurs de la Charité et de l’Instruction chrétienne de Nevers.

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Belle leçon de Villon aux enfans perduz

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Beaux enfans, vous perdez la plus
Belle rose de vo chapeau,
Mes clers apprenans comme glu ;
Se vous allez à Montpippeau
Ou à Ruel (1), gardez la peau :
Car, pour s’esbatre en ces deux lieux,
Cuydant que vaulsist le rappeau (2),
La perdit Colin de Cayeulx (3).

Ce n’est pas ung jeu de trois mailles (4),
Où va corps, et peut-estre l’ame :
S’on perd, rien n’y sont repentailles,
Qu’on ne meure à honte et diffame ;
Et qui gaigne, n’a pas à femme
Dido la royne de Cartage.
L’homme est donc bien fol et infame,
Qui, pour si peu, couche tel gage.

Qu’ung chascun encore m’escoute :
On dit, et il est verité,
Que charretée se boyt toute,
Au feu l’yver, au bois l’esté.
S’argent avez, il n’est enté ;
Mais le despendez tost et viste.
Qui en voyez-vous herité ?
Jamais mal acquest ne proffite.

François Villon. Le Grant Testament (1461). Belle leçon de Villon aux enfans perduz.

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1. Rapprochant ces noms de Ruel et de Montpipeau des termes de l'argot des Coquillards ou du jargon de Villon ruer et piper, le Dr. R. F. Guillon se demande « si aller à Ruel ou à Montpipeau ne sont pas des périphrases pour "ruer" [argot des Coquillards : desbouser les povres nyais, dépouiller les dupes] et "piper" [tricher], par un calembour analogue à celui qui plus tard fit dire "aller à Niort" pour nier ». Cf. M.R. « Pour le commentaire de Villon : Montpipeau et Rueil (Villon. Testament) ». In Romania. Tome 43. N° 169, pp. 102-105. 1914.

2. « Cuydant que vaulsist le rappeau » : se fiant à l'appeau (d'une femme perdue sans doute). Rappeau, rappiau : appeau. Cf. Nizier du Puitspelu. Clair Tisseur (1827-1895). Le Littré de la Grand'Côte, p. 291. Académie du Gourguillon et des Pierres plantées. Lyon. 1903.

3. Colin de Cayeux, complice de François Villon dans le vol au collège de Navarre, accusé de nombreux méfaits, pris à Saint-Leu-d'Esserent, Oise, condamné par le Parlement de Paris à être « pendu et estranglé » le 26 septembre 1460, bien qu'il ait réclamé son privilège de clerc.

4. Dictionnaire du Moyen Français (1330-1500). Maille, dans « ung jeu de trois mailles » : pièce de monnaie (de cuivre) valant un demi-denier (monnaie de faible valeur).

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Matthew Hilton. Un autre jardin

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31 janvier 18h30. Matthiew Hilton tient, à sa façon, le petit discours qu'on attend de l'artiste avant son vernissage. Il s'agit d'un discours à deux voix. L'artiste remercie pour son accueil l'Association d'Art Contemporain qui gère l'Espace des Carmes et il détaille, non sans malice, tout le bien qu'il pense de la ville de Pamiers. À côté de lui, un comédien,comme au piquet, se retourne de temps en temps vers le public pour dire divers extraits de De La Franqui à Ramonville, texte autobiographique signé Matthiew Hilton..

Ci-dessous, quelques-unes des œuvres exposées...

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Estampes extraites de Comment j'ai débusqué les bêtes. Rencontres érotiques, livre d'artiste de Matthiew Hilton et de Philippe Parage, lithographe, publié en 2010. Cf. Matthiew Hilton. My way of loving beasts ; traduction française. Cf. Christine Belcikowski. Matt Hilton. Comment j'ai débusqué les bêtes ; Matt Hilton expose à la librairie Ombres Blanches. Comment j’ai débusqué les bêtes

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Extrait de Comment j'ai débusqué les bêtes. Rencontres érotiques.

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Matthiew Hilton.

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Matthiew Hilton.

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Matthiew Hilton.

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Matthiew Hilton. Banderolle, comme toutes les pièces photographiées ci-dessous.

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Compliments aussi au comédien, qui, dans le jeu avec l'artiste, a fait montre de belles qualités de pongiste.

À lire aussi :
Estampes, et autres, de Matt Hilton à la Grange de Mercus
D’un coin l’autre – Matt Hilton expose à la galerie Inspiré
À la Galerie de la Porte d’Amont. Matt Hilton. Stick charts et autres objets
Une visite à l'atelier de Matt Hilton
L’atelier du lithographe
À propos de Matt Hilton printmaker

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Choses vues de Pierre Sidoine sculpteur à la Maison des Essarts, à Bram

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De gauche à droite, Pierre Sidoine et son Pollio.

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La Balançoire de Pollio. Détail.

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La Balançoire de Pollio. Détail.

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La vaine puissance des sentiments.

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La vaine puissance des sentiments. Détail.

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Passage de l'Aquator. Détail.

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Passage de l'Aquator. Détail : sous la proue de l'Aquator, cache-sexe métalliques Kirdi (Cameroun).

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Passage de l'Aquator. Détail.

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Passage de l'Aquator. Détail. Cherchez la signature de Pierre Sidoine.

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Jules Ier de Crapot Peujaud. Détail : dans la tête de Jules...

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Janet’s whim, ou le caprice de Jeannette. Détail.

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Le Cheval 2.3. Détail.

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Le Cheval 2.3. Détail. Cherchez la signature de Pierre Sidoine.

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Don Miguel de la Cocotología. Détail.

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Mishima 133K . Détail.

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Mishima 133K. Détail.

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Mishima 133K. Détail.

Sans paroles.

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